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Royaume d’Abomey


Royaume d’Abomey

Kokpon-Adjahouto a eu plusieurs enfants dont entre autres : Kossoe , Tê-Agbanlin, Mèwegbo, Dogba-Aglinon et Medji sont les trois frères de Te-Agbanlin. Medji le benjamin succéda à son père Kokpon sur le trône d’Allada. Dogba-Aglinon, à la mort de Kokpon migra avec ses enfants Gaye-Hessou et Dako-Donou qui fondèrent le royaume du Danhomey (Dako-Donou engendra Houegbadja). Gnonhayonou sœur de Tè-Agbanlin l’a suivi l’ors de son périple. Elle aussi malade été confiée à un guérisseur a Akpa (actuel Ekpè). Ce dernier l’a marié une fois guérie. Tê-Agbanlin en fut vexe une fois revenu voir sa sœur, mais il se résigna. Adodo-Dègbé une autre sœur de Tê-Agbanlin épousa le Roi Zola de So-Tchanhoue et engendra Assrokoun (fils du roi de So-Tchanhoué). Il offrit un de ses trônes à Assrokoun pour son soutien indéfectible aucours des différentes étapes de la migration. Dogba-Aglinon fils de Kokpon, a eu pour enfants Ganyé-Hessou, Zanvoh, Dako-Donou, Zonlon et Djego. Dogba-Aglinon, suite au conflit de sccession, partit d’Allada et s’installa dans la foret des gros gibiers communément appelée Lanzouemey situé dans le village d’Alladaxo arrondissement de Cana. Il y a vécu pendant quelques temps avec ses 5 enfants. Il mourut là. Ses enfants se sont déplacés alors vers la localité de Houawe. De cette région, Aho plus connu sous le nom de Houegbadja, est alle créer Agbomey. Le royaume d’Abomey ou du Danxomɛ c’est : • Corps militaire d’élite exclusivement féminin fort de + 1500 Agoojie ; • 14 souverains, dont une Reine ; • 13 Hↄnmɛ (palais royaux) dont 12 privés et 1 central ; • Une capitale politique : Agbomɛ ; • Une ville sainte : Kana ; • Un pôle économique : Glexwe. Le Royaume de Danxomɛ (aussi transcrit Danhomè ou Dahomey) est un royaume africain situé dans le sud-ouest de l’actuelle République Bénin. Son autonomie politique et son influence s’étendent entre le XVIIe siècle et la fin du XIXe siècle. Souverains de Danxomɛ 1. GANGNIHESSOU : 1600 – 1620 2. DAKODONOU : 1620 – 1645 3. AHO HOUEGBADJA : 1645 – 1685 4. HOUESSOU AKABA : 1685 – 1708 5. TASSI HANGBE : 1708 – 1711 6. DOSSOU AGADJA : 1711 – 1740 7. TEGBESSOU : 1740 – 1774 8. KPENGLA : 1774 – 1789 9. AGONGLO : 1789 – 1797 10. ADANDOZAN : 1797 – 1818 11. GUEZO : 1818 – 1858 12. GLELE : 1858 – 1889 13. GBEHANZIN : 1890 – 1894 14. AGOLI AGBO : 1894 – 1900 Gangnihessou et son frère Dakodonou conquirent le territoire initial sur lequel naîtra le Royaume de Danxomɛ. Ebauché dès 1620, il se consolidera sous le souverain Houegbadja, qui installa à Agbomɛ (qui signifie « au milieu des remparts ») sa capitale. Au zenith de son épanouissement, le Royaume s’était considérablement agrandi, s’étendant du littoral (océan Atlantique) jusqu’à la latitude (hauteur) de Savè.

Sur le trône de Danxomɛ quatorze (14) Axↄsu (souverains) ont exercé la plénitude des pouvoirs et se sont succédé de 1600 – 1900 : Chacun de ces Souverains avait pris un nom fort, proclamation de puissance tirée de phrases métaphoriques, traduisant sa vision politique ou son projet de société. Une devise propre à chacun d’eux et un symbole illustratif de la vision viennent parachever l’emblème idiosyncratique caractéristique de chaque règne. Toutefois, tous les Axↄsu (souverains) avaient en commun : • Un totem royal, le léopard ; • Les insignes du pouvoir royal, au nombre de 7, revêtant chacun une signification particulière : le kataklɛ (tabouret tripode), les afↄkpa (sandales), le avↄtita (pagne tissé et décoré de motifs appliqués), le awɛ (parasol), le makpo (récade), le so (fusil) et le hwi (sabre). Tous les sept sont exhibés lors des apparitions publiques. LES ROIS Le Roi Ganyixɛsu (aussi transcrit Gangnihessou) et son frère Dakodonu conquirent le territoire initial sur lequel naîtra le Royaume de Danxomɛ. Dada Dakodonu (aussi transcrit Dakodonou) a consolidé le territoire conquis avec son frère et entreprit d’annexer les petites chefferies alentour au Royaume. Dada Hwegbaja (aussi transcrit Houégbadja), pour faire du Royaume de Danxomɛ une cité-état, une métropole, fonda la cité d’Agbomɛ (qui signifie « au milieu des remparts ») aujourd’hui appelée Abomey, et y construisit son palais. Soumettant toutes les autres chefferies de la région,, il proclama, du haut d’une tribune originale érigée à cette fin (le « Ganzun ») l’édit de quarante-et-un (41) articles par lequel il entendait diriger l’Etat qu’il institua alors. Fort de cet Edit ainsi promulgué, constitution et pilier juridique fondamental du Royaume, le Souverain mit en place un gouvernement puis une administration, et s’ingénia à créer la superstructure religieuse, culturelle et politique qui soutiendra et portera le Royaume à travers les âges. Cette Charte, dont le Souverain a établi lui-même le rite d’amendement éventuel par ses successeurs, resta en vigueur jusqu’à l’occupation française. C’est d’ailleurs au regard de tout ceci qu’il n’est pas rare d’entendre désigner l’ensemble des citoyens du Royaume de Danxomɛ par le terme « Hwegbajavi » (ou enfants de Hwegbaja). Dada Hwesu Akaba (aussi transcrit Houessou Akaba) a poursuivi l’œuvre de son prédécesseur notamment en consolidant les institutions du pouvoir et en instituant les rituels d’intronisation du Roi de Danxomɛ. Il eut aussi le mérite de triompher du redoutable chef de terre Dan, et, bâtissant son palais sur sa sépucture, conféra au Royaume le nom qu’il porte aujourdh’hui : Danxomɛ, littéralement « dans le ventre de Dan ». Tasi Hangbe (aussi transcrit Tassi Hangbé), quant à elle, est connue pour avoir créé une armée de guerrières (désignée plus tard par les historiens européens sous le nom des Amazones du Dahomey) et pour avoir institué un comité d’apprentissage par les femmes des métiers traditionnellement masculins, les habilitant ainsi à participer aux mêmes travaux que les hommes. Le Roi Dosu Agaja (aussi transcrit Dossou Agadja) mena les victorieuses campagnes militaires qui permirent la conquête en 1724 du Royaume d’Allada et en 1727, du Royaume de Savi avec sa capitale économique Hweda (aujourd’hui appelée Ouidah), réussissant ainsi à étendre son royaume vers le sud jusqu’à l’océan. L’accès à la mer, assura le développement du commerce avec les Européens, sans les intermédiaires de la côte. Dada Tegbesu (encore transcrit Tégbéssou) renforça l’autorité du pouvoir central politique royal basé à Agbomɛ sur la partie côtière du Royaume qui venait d’être occupée par son prédécesseur Agaja. Ce faisant il renfloua considérablement les caisses du Royaume et figure parmi les Souverains les plus fortunés que le Royaume ait connu. Dada Kpengla, érigea la traite négrière en monopole royal au cours de son règne, devenant seul propriétaire et marchand d’esclaves dans le royaume. Ouidah, placé sous l’autorité du représentant du roi, le Yovogan, devint alors un port spécialisé dans la traite des esclaves.

Le Roi Agonglo, allégea les taxes sur le commerce à Ouidah et édicta des mesures de soulagement de la souffrance des esclaves. Ces réformes furent poursuivies et parachevées par son fils, le Roi Adandozan. Le Roi Adandozan eut un règne marqué par son opposition à la traite négrière et son rejet des sacrifices humains. Dada Guezo réorganisa le royaume, rétablit la paix civile après les affrontements résultant des réformes des deux Rois l’ayant précédé, notamment la tentative de suppression du commerce d’esclaves. Guezo reconstitua une armée puissante et bien entraînée, se libéra du tribut dû à l’État d’Oyo et introduisit des cultures vivrières nouvelles dans le Royaume à l’effet de substitution, plus tard, au commerce des esclaves. Le Roi Glɛlɛ poursuivit la politique d’expéditions militaires instaurée par son père, mais, par un traité signé le 19 mai 1868, céda Cotonou aux Français. Le Roi Gbɛhanzin, dont l’Histoire retient l’héroïque résistance à la colonisation, propulsa le Royaume de Danxomɛ au devant de la scène internationale. Il fut le premier Souverain du Royaume à avoir foulé 3 continents (Afrique – Amérique – Europe). Le Roi Agoli Agbo, dernier des monarques de l’âge d’or du Royaume de Danxomɛ signa le traité qui plaça le Royaume sous le Protectorat et la suzeraineté de la France avant d’être exilé pour sa résistance aux tentatives d’imposition françaises.